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BEUVRY le 24 Mai 1940 vit dans une attente angoissante


Vendredi 24 mai 1940, la population de Beuvry et particulièrement celle du quartier du Quesnoy avec les nombreux réfugiés belges qu’elle comporte, vit des heures difficiles, on a signalé l’approche des armées allemandes (bien que Paul REYNAUD eut encore déclaré à midi que l’avance allemande était stoppée). Les routes couvertes encore la veille de colonnes d’évacués se sont fait désertes. Seuls quelques dizaines de soldats français et anglais qui sont presque tous tombés sur les lieux, circulent autour des points de résistance qui leur ont été assignés.

L’atmosphère pesante et ensoleillée est quelquefois troublée par le vrombissement d’un avion de reconnaissance allemand dont l’observateur inspecte le sol.

La veille et l’avant veille les Anglais ont mis le feu aux centaines de péniches garées dans le canal d’Aire à la Bassée.

La veille au soir, le dépôt d’essence de la Standard et un train de munitions placés en gare de Beuvry ont sauté dans un fracas infernal.

Vers midi, deux tanks français, un 9 tonnes et un 15 tonnes Renault, s’arrêtent rue du Beau Marais à proximité du passage à niveau. Les soldats qui en descendent vont manger et se laver chez les habitants du quartier à qui ils signalent l’arrivée imminente des allemands contre lesquels ils se battent depuis Arras.

Tout à coup une voiture militaire arrive. Un lieutenant français en descend et donne l’ordre aux soldats d’abandonner les chars à qui l’on fait sauter immédiatement une chenille.

La population civile de l’endroit est loin de se douter de l’horrible tragédie qui va se dérouler quelques heures plus tard.

Seconde Guerre Mondiale - Non ! Plus Jamais ça

                      "Notre souci a été de retracer fidèlement ces événements, là où la chose s’est avérée possible et sur une synthèse des articles de presse parut depuis ces événements."

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  • Mise à Jour: mercredi 23 mai 2018, 14:00:24.
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