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Eglise de Gorre

   
30 Décembre 1951 - Bénédictions l'aprés-midi à Gorre par Monseigneur PERRIN


L’après midi une autre cérémonie se déroula à l’autre extrémité du village, à Gorre, à l’occasion de la restauration de l’église, deux fois en partie détruite au cours des deux dernières guerres.


TexteCloche

Cette cérémonie consistait en la bénédiction d’une nouvelle cloche appelée « Marie », dont le parrain est M. Leture - Olivier , constructeur de bateaux, et la marraine Mme Gouillart – Doby.

On pouvait lire sur la cloche :

« Pour la seconde fois dans ce siècle, détruite par la fureur teutonne, refaite en 1951, sous le prénom de Marie ».

Elle fut fondue par M. Cornille, à Villedieu (Manche) et donne le do dièse.

Un calvaire offert par la famille Delbarre – Leroy fut également béni ; il se dresse rue verte.

Sur le seuil de l’église, M. Bonte Conseiller Municipal, souhaita la bienvenue à Mgr Perrin. Puis M. Leture pris la parole et s’exprima ainsi :

Permettez-moi de vous adresser au nom des habitants de Gorre, les souhaits de bienvenue, ainsi que nos profonds remerciements pour le grand déplacement que vous vous êtes imposé afin que notre nouvelle cloche « Marie » soit baptisée par le chef du Diocèse.

La cloche précédente avait été installée le même jour, qu’avait lieu l’inauguration de l’église restaurée par Monseigneur Guillemant, le 3 février 1929. Malheureusement en juin 1940, onze ans après sa reconstruction, les obus allemands, se chargèrent d’abattre son clocher et de démolir tout son contenu ainsi que Marie-Jeanne, Lugliéne.


Afin que la hauteur du clocher ne serve plus de point de repère dans l’avenir, le Comité d’accord avec M. Degez architecte, a décidé d’installer la cloche dans un gai campanile moins élevé, aussi large et vaste que précédemment.

Votre bénédiction, Monseigneur, nous donne un espoir de longévité pour notre Eglise. Nous souhaitons de tout cœur qu’aux appels de notre cloche, de nombreuses générations de chrétiens viennent y prier pieusement, afin d’y maintenir les traditions séculaires.

Jamais la ville de Beuvry n’a vu se dérouler dans la même journée deux cérémonies aussi mémorables, présidées par son Evêque aimé et surtout apprécié de tous ses Diocésains. Ils admirent son endurance pour s’unir à chacune de leurs fêtes ou manifestations religieuses.

L’histoire de ce calvaire repose sur un vœu.
M Jules DELBARRE avait promis de l’ériger s’il rentrait vivant de captivité.
Rentré sain et sauf il tint parole
TexteCalvaire


Avant de clore, j’adresse mes vifs remerciements à M. Descamps Maire et Conseiller Général de Beuvry, à M. Degez architecte, aux divers entrepreneurs et aux personnes dévouées qui ont prêté leur concours pour activer formalités et travaux.

Que votre Excellence daigne agréer l’expression de notre reconnaissance et l’assurance de notre profond respect.

Mgr Perrin se dit heureux d’assister à cette cérémonie, et remercia MM. Leture et Bonte de la réception dont il était l’objet.

Les Vêpres furent ensuite chantées au cours desquels M. l’abbé Bacon prononça un sermon dans lequel il tira les enseignements de la cloche et du calvaire.

Au cours de l’offrande, tous les paroissiens reçurent un petit sachet de dragées en souvenir de cette cérémonie qui fera date dans les annales de la Ville de Beuvry.

 

 

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  • Mise à Jour: dimanche 27 mai 2018, 00:15:34.
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