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Archeologie

 


L'église de Beuvry a été reconstruite dans la première moitié du seizième siècle sous la domination espagnole. L'un des piliers de l'entrée du chœur porte le millésime de 1532, date qui s ' applique à la nef puisque le chœur et les chapelles n'ont été construites ou reconstruites que postérieurement On trouve en effet en 1574 une protestation signifiée à cette date par l'évêque d'Arras et son aux habitants de Beuvry déclarant qu'ils n'entendent plus être tenus à l'entretien du nouveau chœur que les habitants faisaient construire.
L'incendie de 1802 dont nous avons parlé plus haut détruisit une grande partie des tableaux et des vitraux de l'église ainsi qu'un orgue magnifique. Quant aux cloches 5 avaient été descendues en 1792 et envoyées aux fonderies de Douai pour fabriquer des canons.

La crypte qui est sous le chœur serait d'après M d'Héricourt de la même époque que l'église. N'est-il pas plus vraisemblable, selon l'opinion d'autres archéologues, qu'elle est contemporaine de l'ancien bâtiment ?

En 1577 de belles verrières avaient été placées aux neuf fenêtres des trois chœurs. Elles représentaient celles du grand chœur, les armoiries de la maison d'Alsace d'Hénin-Liétard, celles de la chapelle de St Eloi, les armoiries de la maison de Coupigny seigneur de Belleforière ; celles du chœur de la Vierge , les armoiries de la maison de Croix, seigneur d'Estrasselles.

Quelques tableaux placés dans le grand chœur rappelaient la date de décès des trois derniers comtes de Bossut dont plusieurs sont inhumés dans l'église. On voyait aussi dans le chœur St Eloi le tombeau de Jean de Coupigny seigneur de Belleforière en Beuvry et de Jacqueline de Boucq son épouse. Ils sont représentés sur un bas-relief en marbre placé autrefois au-dessus de leur caveau de famille dans le chœur St Eloi ; ce marbre est maintenant debout sous le portail.

Il existe encore à Beuvry quelques anciennes constructions contemporaines ou à peu près, de l'église de Beuvry : la ferme de l'Estracelles, l'estaminet Clément-Guffroy, une aile de la ferme de M Maniez-Lombart et, derrière l'école de garçons, une vieille maison dont le pignon sur la rue du Four porte la marque de cette époque. La ferme de M Luglien Gosse, à l'entrée du Marais l'avoué a également la même ancienneté.

La porte d'entrée du château de Gorres est le plus ancien vestige qui reste de l'ancien couvent qui existait dans ce hameau. Cette vieille construction était en grés. La chapelle de ce couvent tombée en ruines en 1732 fut reconstruite en 1740. Sous l'ancienne église il y avait une crypte servant de sépulture aux prêtres desservants et où l'on a enterré aussi quelques membres de la famille Gosse de Gorre avant que soit construite la chapelle du Quesnoy.

On voit encore dans l'intérieur du château une pierre tumulaire qui est assez remarquable.

Extrait de la monographie de Beuvry de M. Tillier, instituteur - 1900

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